Calculer son prix de vente [2/2]

Seconde méthode permettant de calculer son prix de vente

Dans cette seconde approche, on tient compte du prix du marché. C’est nécessairement le cas lorsque l’on se trouve sur un marché fortement concurrentiel ou lorsque le poids des acheteurs interdit toute négociation. Le prix de vente est alors fixé par l’acheteur et non par le vendeur.
Dans ce cas, pour préserver sa marge, il convient de jouer sur les coûts de revient. Par exemple, en maximisant la concurrence entre fournisseurs et en négociant les tarifs, mais également en optimisant ses frais.

Calculer son prix de vente

 

Dans ce second cas, le prix du marché devient une variable contraignante – les prix peuvent évoluer vers le haut ou vers le bas - sur laquelle on ne peut agir.

Voir la première méthode de calcul ici.

Voir aussi à ce sujet la formation vidéo sur TV des entrepreneurs

 

Calculer son prix de vente [1/2]

Pour le nouvel entrepreneur, le calcul du prix de vente de ses biens ou services est parfois un exercice délicat.

Bien sûr, l’étude de marché doit apporter des éléments de réponses indispensables à son évaluation, mais d’autres critères peuvent également l’influencer.
Deux méthodes peuvent être utilisées pour calculer ce prix de vente. La première solution, la plus simple, consiste à additionner ses coûts de revient et sa marge :

Calcul du prix de vente

 

Cette première méthode est adaptée à un marché peu concurrentiel ou à des produits ou services à forte valeur ajoutée.

Seconde méthode dans le prochain article

Voir aussi à ce sujet la formation vidéo sur TV des entrepreneurs

S’amuser en travaillant

Tel est le conseil de Thierry Cassuto, un expatrié français créateur de ZA News.

C’est en arrivant au Cap que l’équipe du W Project a appris l’existence de ZA News, l’équivalent des Guignols de l’info sud-africains et de son fondateur Thierry Cassuto. Par chance, Christophe Viarnaud, un entrepreneur que Brice et Thomas avaient rencontré au Cap, leur propose de le rencontrer, avant sa propre interview. Quelques minutes plus tard, le rendez-vous était fixé pour le lendemain matin dans les locaux de Both Worlds Investments, société de production multimédia fondée par Thierry Cassuto.

Neuf heures, nous entrons dans les bureaux en plein quartier du Bo’Kaap et à notre grande surprise découvrons les studios du show ZA News ! Fond vert, marionnettes de Mandela, Tutu, Zuma, Clinton, Bieber, studios d’enregistrement, rencontre d’un des sculpteurs… Une visite d’entreprise ludique qui nous a permis d’attaquer l’interview avec une grande impatience !

        Thierry Cassuto              Thomas et les marionnettes

Dès les premières minutes nous sentons un homme enthousiaste, plein de convictions, à la carrière impressionnante – lancement de Paris Première, M6, travail pour Hannah-Barbera, création et vente de TVTV et aujourd’hui fondateur de Both Worlds Investments. Il nous parle également de l’aventure ZA News qui a mis 10 ans à naître, d’un combat qu’il a mené pour permettre aux Sud-Africains de « rire du paysage politique » et qui est aujourd’hui diffusé sur le câble et internet, preuve qu’il ne faut pas lâcher prise.

Son conseil : « Trouver un secteur ou une activité où on s’amuse en travaillant ».

Un bel exemple de réussite et d’abnégation guidée par la passion, à regarder ci-dessous ou sur la page du W Project :


Thierry Cassuto par w-project

Laissons à Thierry Cassuto le mot de la fin :
« Je pense qu’aujourd’hui les entrepreneurs ont tout autant d’impact que les politiques, si ce n’est même plus, afin de changer la société et de la transformer ».

Une phrase à garder en tête au moment où les résultats des Assises de l’entrepreneuriat ont été divulgués par le gouvernement !

Non, je ne suis pas satisfait !

D’après ce que l’on peut lire un peu partout, les entrepreneurs seraient satisfaits des propositions de l’état en matière de fiscalité d’entreprise.

J’ai le regret de dire que je n’en fais pas partie !
Certes, on peut considérer que la réduction des taux d’imposition sur les plus-values à la revente d’une entreprise est une bonne nouvelle, mais tout le monde ne va pas vendre son entreprise demain. C’est donc surtout lorsque le chef d’entreprise est en pleine activité, que j’aurais voulu que le gouvernement agisse. Qu’il propose des mesures qui atténuent sensiblement le poids des charges sociales qui deviennent de plus en plus insoutenables.
Taxe csgLa CSG et la RDS sont devenues écrasantes, principalement pour les petites entreprises et les travailleurs indépendants. La taxation à plus de 75%, c’est une réalité dans bien des cas, et il ne s’agit pas de chiffres au-delà du million d’euros par an, mais souvent plus proches des quelques milliers…
Rappelons aussi que grâce à cet extraordinaire mécanisme mis en place par Rocard, nous payons tous – y compris les salariés –  l’impôt sur l’impôt ! Fort, très fort !

1 600 petites et moyennes entreprises ont disparu (et les emplois qui allaient avec) au cours du 1er trimestre 2013.

Que comptez-vous faire Monsieur le Président ? Parler de gestion d’entreprise en classe de 6ème ?
Et si vous, Messieurs les politiques de tous bords, commenciez par les prendre ces leçons de gestion élémentaires, on n’en serait peut-être pas là…

Pigeons mécontentsAlors, non désolé, je ne suis pas satisfait.
Très loin de là !!!

L’Afrique, c’est là que ça se passe !

A chaque étape de leur périple, le W Project propose de mettre en avant quelques uns des entrepreneurs rencontrés dans les pays qu’ils traversent. Cette fois-ci Brice et Thomas étaient en Afrique du sud où ils ont rencontré plusieurs Français expatriés avec qui ils ont partagé leur passion avec laquelle ils vivent leur quotidien de créateur d’entreprise.

Partons tout d’abord à la rencontre de Gilles Le Goff, un Breton parti organiser des safaris en Afrique.

Safari Afrique-du-SudGilles Le Goff, c’est tout d’abord un parcours inhabituel. Après avoir présenté les concours des écoles de paysagisme en France, Gilles s’accorde des vacances à Ibiza. Trois mois de loisirs et un coup de foudre plus tard, Gilles a le choix entre intégrer son école à Versailles ou suivre son cœur, c’est-à-dire partir pour la Suisse. Entre passion et raison, Gilles choisit son camp en direction de la Suisse.

Après plusieurs voyages dans le monde pour retrouver sa compagne, alors membre du Comité International de la Croix Rouge, l’organisation lui propose un poste au Mozambique, qu’il accepte.

C’est le début d’une carrière de 10 ans d’intervention à travers le monde en tant que responsable logistique : Angola, Rwanda, Mozambique, Costa Rica, New York et autres…

Au cours de l’interview, rapidement, Gilles nous révèle sa véritable passion, l’Afrique.
« J’ai tout de suite su que c’est là que ça se passerait et c’est d’ailleurs là que ça se passe aujourd’hui ».

Quoi de mieux pour un amoureux de la nature, passionné d’Afrique que de monter son entreprise de voyages et tours sur mesure ?
Secret Safari To Africa, c’est donc la combinaison de plusieurs passions et d’une expérience forte, tant dans la logistique que dans la connaissance des zones géographiques à fort attrait.

L’interview terminée, nous repartons les yeux pleins d’étoiles, en prévision des 3 jours que nous allons passer avec Gilles dans le Kruger Park.
Bilan : en plus d’une expérience hallucinante, la compagnie de Gilles valait vraiment le détour, entre organisation au couteau, détente, bonne humeur, histoires fascinantes sur l’Afrique et connaissance du terrain et de la région. Une de nos plus belles découvertes d’Afrique du Sud et un des entrepreneurs les plus passionné et passionnant que nous ayons rencontré !

Découvrez vite la vidéo de l’interview de Gilles Le Goff ci-dessous ou sur le site du W Project.


Gilles Le Goff par w-project

Vent debout contre l’auto-entreprise

Informations contradictoires depuis quelques jours autour du régime de l’auto-entrepreneur

Barque dans la tempêteContrairement à ce qui était laissé supposer, il semble maintenant que le gouvernement souhaite limiter dans le temps les auto-entrepreneurs dont c’est l’activité principale, ce qui soulève de nombreuses protestations.
Parallèlement à cela, les artisans et surtout les professionnels du bâtiment estiment que la réforme ne va pas assez loin et auraient souhaité que leur activité soit exclue de ce régime.
Bref, au final le gouvernement ne fait que des mécontents.

Il est vrai que le régime de l’auto-entreprise n’est pas un cadre viable à long terme pour développer une activité pérenne. Il faut être pragmatique. Si l’on crée une structure professionnelle pour monter son activité (principale), c’est généralement dans l’espoir que celle-ci se développe et que le chiffre d’affaires s’accroisse. Or l’auto-entreprise ne permet pas cette évolution. Cependant, il faut bien reconnaître que l’auto-entreprise dans son état actuel permet :
- à des étudiants, des salariés à temps partiel et des retraités, de compléter leur revenu grâce à une activité accessoire
- à des primo créateurs d’entreprise de tester leur idée sans risque majeur

Certes, quelques aménagements sont à prévoir pour éviter de pénaliser les autres professionnels ne bénéficiant pas des mêmes souplesses, mais les cris d’orfraies de quelques acteurs du BTP sonnent faux, et tenter de nous faire croire, comme le président de la CAPEB (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), que c’est un « régime prédateur », ne convainc pas grand monde.
Plutôt que d’exclure l’activité BTP de ce régime, il serait plus judicieux de s’inquiéter des réelles compétences de certains auto-entrepreneurs, ex-bricoleurs du dimanche, qui se sont improvisés professionnels du bâtiment, et peut-être d’imposer la souscription de contrats d’assurance responsabilité civile professionnelle (RCP), afin de couvrir leurs clients.

taxesPar ailleurs, si l’on veut relancer l’économie, ce n’est pas en pénalisant des petits travailleurs indépendants, dont beaucoup se retrouveraient inscrits à Pôle Emploi, que l’on y parviendra. Bien au contraire, on évitera de faire des jaloux, en allégeant sensiblement les charges des entrepreneurs qui ont vu fondre, depuis quelques années, tout leur bénéfice.
Le matraquage fiscal et social des TPE et PME : là est le véritable chantier auquel un gouvernement responsable devrait s’attaquer. Arrêtons de multiplier les soi-disantes aides à la création d’emploi qui n’ont jamais servi à rien ; les chiffres du chômage le prouvent. Economisons tout cet argent gaspillé et abaissons les taux des charges sociales pour les employeurs. Simplifions les règles d’embauche et facilitons les procédures de licenciement pour les petites entreprises, comme c’est le cas dans certains pays nordiques, où le nombre de chômeurs est bien inférieur au nôtre.

Jérôme CahuzacNe nous trompons pas d’ennemis et arrêtons de nous opposer les uns aux autres. Ce qu’il faut combattre, c’est le cumul irréfléchi et contre-productif des lois et des taxes qui bloquent la compétitivité des entreprises françaises et mettent un frein à l’innovation. C’est, depuis de très nombreuses années, au niveau de l’état que se trouve le problème. L’affaire Cahuzac, aussi symptomatique soit-elle, n’est qu’une verrue sur le lépreux !
Peut-être devrions-nous songer à un 1789 - 2.0… ?

Afrique du Sud, mission accomplie

Un mois durant, l’équipe du W Project est allée à la rencontre des entrepreneurs français installés en Afrique du Sud. Un voyage et des rencontres enrichissantes, un dépaysement complet où les règles établies à l’Européenne sont quelque peu bousculées.

Cap_Town   cape

Brice et Thomas nous livrent donc les points-clés essentiels à tout Français souhaitant créer une activité dans ce pays.
La fiche détaillée est accessible sur le site du W Project et une vidéo de présentation est disponible en ligne.
Prochaine étape pour le W Project : Dubaï jusqu’à fin avril.
Souhaitons bonne route à Thomas et Brice !

b-t

L’envol d’un créateur

Thierry Giacomino a créé récemment INOGIA, une SAS spécialisée dans la distribution de composants aéronautiques. J’ai rencontré Thierry lors de la phase initiale de son projet afin de lui apporter les informations nécessaires à son démarrage et l’aider à cadrer son projet. Thierry savait précisément ce qu’il voulait et comment. Dire que tout s’est fait sans difficulté serait sans doute erroné, mais comme il l’avoue lui-même, la création de son entreprise s’est faite avec fluidité.
Voici l’interview de Thierry pour Passion Entreprendre :

T. GiacominoThierry, qu’est-ce qui vous a motivé pour franchir le pas et créer votre propre société ?
J’ai toujours eu envie de créer une entreprise, mais je suis un « aventurier » réfléchi, et pour franchir le pas, il me fallait avoir acquis l’expérience nécessaire pour cela. C’est donc à 40 ans, après avoir passé 15 années à voyager dans le monde entier au service d’une entreprise fabricante de composants pour l’industrie aéronautique que j’ai décidé de me lancer.
Le déclic, car il en faut un lorsque l’on est responsable et bien installé dans une entreprise, a été l’annonce d’une délocalisation de mon site. Je n’ai pas suivi…
J’ai donc décidé de créer une activité de négoce de composants aéronautiques (Distribution B to B) que je connaissais bien, puisqu’elle était basée sur mon expérience de responsable marketing et ventes.

Avez-vous mené une étude de marché précise avant de prendre votre décision ? Quelle a été son importance ?
Le  marché du composant aéronautique étant la base même de mon expérience, l’étude n’a pas été nécessaire dans ce sens, en revanche, c’est l’appréhension de mes futurs clients potentiels qui m’intéressait : Allaient-ils coopérer ?
Basculer d’un statut de « représentant commercial » officiel d’un groupe renommé, à celui de « revendeur indépendant » allait-il changer mon image ? Après quelques prises de contact et de retours positifs la question ne s’est plus posée. Les gens sont tous fascinés par la création d’entreprise, et ils sont prêts à vous aider.

Votre offre de services s’adresse à une cible B2B très particulière, la considérez-vous comme une niche ? En quoi cette offre vous différencie-t-elle de vos concurrents ?
Ma cible est une niche dans un marché aéronautique très conservateur. Les acteurs sont bien connus et bien installés. Les nouveaux venus sont cependant les bienvenus dès lors qu’ils apportent un service productif. Pour cette raison, j’ai voulu arriver avec une offre de distribution s’appuyant sur des méthodes d’approvisionnements encore peu utilisées dans cette industrie, mais pourtant connues de tous ses acteurs en tant que consommateurs individuels. Proposer une plate-forme web d’achat. L’objectif : gérer les stocks de mes clients et les mettre à leur disposition sur le net, pour qu’ils puissent constituer leur « panier » au fur et à mesure de leurs besoins de production. Ce service permet de gagner beaucoup de temps et évite de nombreuses contraintes logistiques.

Quels sont les trois principaux écueils que vous avez rencontrés dans la réalisation de votre projet. L’un d’entre eux a-t-il failli remettre en cause sa concrétisation ?
J’ai voulu démarrer ce projet en constituant une équipe d’anciens collaborateurs spécialistes des achats et de la logistique, qui n’avaient pas suivis non plus la délocalisation, afin d’avoir un socle solide dans tous les métiers de la distribution. Mais créer une entreprise demande quelques mois de préparation, et même si je tenais mes futurs collaborateurs potentiels informés de façon régulière sur l’avancée du projet, le temps passe… Et certains ont dû choisir entre signer pour un nouvel emploi et avoir une garantie pour l’avenir, ou attendre que INOGIA soit créée… Sans garanties.
J’ai donc perdu quelques collaborateurs potentiels dans ma démarche, ce qui a dû modifier mon plan à plusieurs reprises, mais j’ai fini par concrétiser le projet avec mon ancien responsable achat et logistique, qui a signé comme associé dans cette aventure.
Les autres démarches ont été finalement assez simples. Qu’il s’agisse de la rédaction des statuts, de la recherche de financement, de la réalisation du business plan, j’ai été très bien guidé par une formation « Créer son entreprise » que j’ai suivi auprès de l’organisme CEGOS, et qui m’a apporté toutes les informations indispensables pour toutes les démarches et les connaissances nécessaires à la création d’une entreprise. Le gain de temps a été considérable.
Finalement, à aucun moment je n’ai eu à remettre en cause cette création. De toute façon, c’était mon seul objectif professionnel à court terme, et j’entendais le mener à bien.

Job done ! (chose faite)

Inogia

Merci Thierry de ce retour d’expérience de créateur, dans un secteur de pointe qui plus est.
Cela montre bien que, malgré les risques et les incertitudes, il ne faut pas hésiter à se lancer et que les obstacles ne sont pas aussi nombreux et insurmontables que certains l’imaginent. A condition, comme Thierry nous le prouve, de sérieusement préparer son projet en acquérant les compétences nécessaires de futur chef d’entreprise et en montant un business plan digne de ce nom.

Bon envol à INOGIA !

Google aide les PME

Google a décidé de venir au secours des petites entreprises françaises.

googleLe géant américain veut former les entreprises françaises au commerce en ligne. Google a décidé d’investir dans les TPE – PME avec un objectif de 100.000 entreprises à convertir.
Un précédent test en région PACA avait déjà permis d’évangéliser 20.000 entreprises.
La campagne devrait débuter par la région lilloise, dont la chambre de commerce prendra le relai après le départ des conseillers de Google.

Salon Franchise Expo

La franchise est un excellent moyen de démarrer une activité.
Du 24 au 27 mars 2013, se déroule à Paris, porte de Versailles, le salon Franchise Expo. C’est l’occasion pour ceux qui souhaitent bénéficier du support d’une marque et de son réseau, de se renseigner sur les opportunités qu’offre une telle solution.
Les avantages, les contraintes, les pièges à éviter, les coûts, bref tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Franchise Expo