Auto-entrepreneur : cotisations 2015

2015 sera synonyme de taxes supplémentaires
pour les auto-entrepreneurs

En guise d’étrennes, les auto-entrepreneurs vont trouver de nouvelles obligations administratives et de nouvelles taxes dans leurs cadeaux de début d’année.
Petit rappel de la liste des surprises, bonnes ou mauvaises, qui vous attendent :
Inscription obligatoire au RM et au RCS pour les artisans et les commerçants, y compris pour les auto-entreprises créées avant le 1er janvier 2015
Stage de préparation à l’installation (SPI) obligatoire pour les artisans
Qualification professionnelle et assurance obligatoires pour les artisans
Fin de l’exonération de 2 années supplémentaires de la CFE (Cotisation foncière des entreprises)
Paiement de la taxe pour frais de chambres consulaires
– Baisse des taux des cotisations sociales pour les affiliés au RSI (cf tableau ci-dessous)
Déclaration et paiement des cotisations sociales obligatoirement par voie dématérialisée (depuis le 01/10/2014)
Allègement des contraintes administratives de l’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée)
Fusion des régimes micro-entreprise et auto-entreprise (1er janvier 2016)

Tableau récapitulatif des prélèvements obligatoires :

.Cotisations AE 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Comprendre le calcul de la CFE

La nouvelle CFE 2014 est arrivée !

Chacun attendait avec impatience – et peut-être angoisse – l’avis de paiement de la cotisation foncière des entreprises (CFE) due par toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille ou leur chiffre d’affaires. On savait depuis 1 an déjà que son mode de calcul allait être modifié en fonction du nouveau barème paru au budget 2014.

Toutefois, afin de mieux comprendre l’application de ce barème, examinons l’hypothèse chiffrée suivante (cas simple au plus favorable) :
– Entreprise individuelle au régime réel simplifié, activité de services
– CA 2013 de 78 500 euros HT
– Entreprise établie dans une commune appliquant l’imposition sur la base minimum du barème (210 €)
– Taux d’imposition appliqué par la collectivité locale sur la base retenue : 17,89%
– Taux d’imposition appliqué par le syndicat de communes sur la base retenue : 8,05%
– Taux d’imposition des taxes spéciales d’équipement sur la base retenue : 1,736%
– Frais de gestion forfaitaires : 2 €

Avis d’imposition (61 € à payer) en fonction des hypothèses retenues ci-dessus :

CFE 2014

Si au lieu de la base minimum du barème (210 €), on retient le maximum (2 100 €) sans changer les taux d’imposition, le montant de l’impôt serait donc multiplié par 10 ! Rappelons que ce choix est laissé à la libre appréciation des collectivités locales…
Enfin, précisons que les entrepreneurs relevant des chambres de commerce ou d’artisanat devront de plus payer la taxe pour frais de chambres.

CFE 2014

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EIRL v2 : le point

Au 1er janvier 2015, allègement des contraintes liées à l’EIRL

EIRLL’EIRL (Entreprise individuelle à responsabilité limitée) mise en place en 2011, n’a pas connu le succès escompté. Pourtant l’idée de proposer aux entrepreneurs individuels un système de protection du patrimoine identique à celui des sociétés était plutôt pertinente. Mais la lourdeur des contraintes administratives engendrée par la création d’une telle structure juridique en a refroidi plus d’un, puisque moins de 1% des entrepreneurs individuels ont opté pour cette solution.

Il faut dire également que la nécessité de « s’encombrer » d’une couche EIRL pour protéger son patrimoine personnel n’est pas indispensable à tous. D’une part parce que l’activité exercée par l’entrepreneur n’entraîne pas nécessairement un risque financier majeur pouvant mettre en péril ses biens personnels. D’autre part, parce qu’il existe déjà 2 moyens assez efficaces de réduire ce risque :
– opter pour un contrat de mariage sous le régime de la séparation de biens ;
– effectuer une déclaration d’insaisissabilité chez un notaire pour protéger ses biens immobiliers.

Toutefois reconnaissons que ces deux précautions ne protègent pas totalement le patrimoine de l’entrepreneur individuel. Aussi, l’idée de définir un patrimoine d’affection dédié à l’entreprise et pouvant seul être saisi en cas de dettes impayées – hors fraudes – ne pouvait qu’être bonne.

Quelles sont les modifications apportées par la loi Pinel en 2015 ?
1- le dépôt des comptes annuels (bilan, compte de résultat et éventuellement annexe comptable) est remplacé par le seul dépôt du bilan comptable.
2- en cas de changement de domiciliation de l’entreprise, le transfert de la déclaration d’affectation sera automatique et ne nécessitera plus un nouveau contrôle.
3- afin de faciliter le passage de l’EI à l’EIRL, l’entrepreneur pourra reprendre son bilan de clôture d’EI (si celui-ci date de moins de 4 mois) pour ouvrir celui de sa nouvelle EIRL.

Ces différentes améliorations seront-elles suffisantes pour convaincre une majorité d’entreprises individuelles à se convertir à l’EIRL ? Pas si sûr…

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Entreprendre dans le foot au Brésil, interview de Stéphane Darmani

Un Français s’attaque à une institution brésilienne

WProject équipe fondatrice

Troisième étape sud-américaine pour l’équipe fondatrice du W Project. Le Brésil, le grand pays du football. Thomas Nanterme et Brice de Matharel sont partis à la rencontre d’un jeune français qui a monté son entreprise dans le business du sport roi.

Portrait de Stéphane Darmani : La Vista

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Stéphane Darmani est l’entrepreneur type. Touche-à-tout et passionné il est aujourd’hui à la tête de La Vista, agence de production vidéo et évènementielle spécialisée dans le football.

UN PHÉNOMÈNE SOCIAL : LE FOOT AU BRÉSIL
Après quelques longues minutes dans les embouteillages de São Paulo, nous arrivons dans un complexe de football outdoor en périphérie de la ville. Dans le ciel un ballet d’hélicoptères, ceux des business men qui vont d’un rendez-vous à l’autre par voie aérienne pour éviter les bouchons. São Paulo est d’ailleurs devenue la première ville pour la flotte privée d’hélicoptères dans le monde, devant New York !

Stéphane Darmani arrive à son tour, grand sourire. Très rapidement nous parlons de sa passion pour le foot, lui, ce supporter lyonnais qui a eu la chance de discuter avec Juninho, l’idole brésilienne des gones. Comment en est-il arrivé à travailler dans ce secteur dans LE pays du ballon rond ?

L’histoire de Stéphane, c’est celle d’un diplômé de l’école de commerce EM Lyon qui commence sa carrière dans le Groupe Vuitton. Rapidement Stéphane se rend compte « qu’il aimerait bien faire le design, la com’, le marketing et le commercial des produits et ne être un simple « intermédiaire » ». En 2003, il se lance et créé Jeloa à São Paulo, une entreprise d’accessoires de mode qu’il distribue au Japon, en Europe et au Brésil. Première expérience entrepreneuriale qui agit comme un virus.

En 2010, Stéphane crée une autre initiative : La Vista qui allie sa passion pour la vidéo et le football et ça marche. Le dernier reportage de l’agence parle du football amateur dans les favelas et a été diffusé sur Canal+ Sport et par ESPN Brazil. « Nous voulions montrer au monde la réalité du football au Brésil loin de l’image de la Coupe du Monde. Des amateurs, des passionnés, des histoires d’hommes et de femmes qui n’ont que le foot pour se changer du quotidien douloureux de la favela. »

L’ENTREPRENEUR LIBRE
A 39 ans, Stéphane Darmani porte un regard sans concession sur l’entrepreneuriat au Brésil. « Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas facile. Tout est long, il y a beaucoup de lourdeurs administratives. A l’inverse, il y a une vraie liberté d’entreprendre. » 

Un environnement qui mêle créativité et liberté d’entreprendre qui convient parfaitement à Stéphane. « J’aime sortir des sentiers battus, raconter des histoires originales. Mon objectif, ce n’est pas de créer une multinationale mais de prendre du plaisir au quotidien. » 

L’interview de Stéphane Darmani par le W Project :


Stéphane Darmani par w-project

Pour Stéphane, la passion et la persévérance sont les clés pour monter son entreprise partout dans le monde, mais encore plus au Brésil.

Devenir un entrepreneur argentin : portrait de Grégoire Fabre

Faire renaître une vieille tradition Argentine à Buenos Aires, le pari fou d’un jeune Français expatrié

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WProject équipe fondatrice

Deuxième étape sud-américaine pour l’équipe fondatrice du W Project. L’Argentine, un pays qui a toujours fait rêver. Terre de richesses, paysages sublimes, Thomas Nanterme et Brice de Matharel y ont posé leur sac le temps de quelques interviews.

Rencontres avec des expatriés français qui ont su découvrir les opportunités du pays et suivre leur intuition sans peur de l’échec ni des obstacles.
Portrait de Grégoire Fabre : La Pulpería

Grégoire Fabre est sans doute l’entrepreneur français le plus argentin de Buenos Aires. Depuis maintenant 4 ans, il travaille à faire revivre l’une des traditions les plus anciennes du pays : la Pulpería

UN PROJET FOU
Imaginez une maison plusieurs fois centenaire au cœur de San Telmo, quartier historique de Buenos Aires ou se mêlent antiquaires, bâtisses coloniales, églises au style baroque, cafés et restaurants animés. Ouvrez la porte et respirez ! Vous êtes en pleine campagne. Deux immenses patios sont le terrain de jeu des poules et des oies. Entre les deux patios, un bar et une cuisine. A droite, un corps de bâtiment qui abrite des trésors chinés aux quatre coins du pays ainsi que le bureau de Grégoire & Tatiana, sa compagne.

Vous l’aurez compris, le couple s’est engagé dans un projet titanesque : faire revivre une tradition de l’Argentine : la pulpería. « Traditionnellement la pulpería était le lieu de ravitaillement des habitants d’une ville coloniale, mais aussi un lieu de rencontre où on pouvait manger un morceau et boire de l’alcool. La pulpería c’est avant tout un espace de vie sociale où se mélange les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux. » Dans la pulpería de Grégoire & Tatiana, on peut déguster un choripán (sandwich au chorizo) en jouant, en bavardant, en apprenant le tango ou en assistant à la retransmission d’un film. 

À ce projet de rénovation se mêle un projet digital, la première pulpería en ligne du monde (!), un mélange entre encyclopédie, boutique de produits du terroir argentin et forum de « pulpero ».

 

L’ARGENTINE, UN PAYS TRÈS LATIN
Si Buenos Aires ressemble à une grande capitale européenne, attention, car ce n’est qu’un mirage. Ici tout prend beaucoup plus de temps. « D’un point de vue administratif, créer une société en Argentine, c’est de la folie. C’est pour cela que nous nous sommes entourés d’investisseurs et que nous avançons très prudemment. » 

L’interview de Grégoire Fabre :

Grégoire Fabre par w-project

De la patience donc et de la préparation sont nécessaires pour aborder le marché argentin qui malgré ses contours européens reste une économie cyclique.

Femmes entrepreneures : état des lieux

La Fédération des Caisses d’Epargne publie son 3ème baromètre des femmes entrepreneures

3è baromètre femmes entrepreneuresEn partenariat avec le Ministère des droits des femmes et la Caisse des dépôts, cette étude réalisée par l’institut BVA a porté sur les femmes dont l’entreprise réalise un chiffre d’affaires inférieur à 1,5 M€ et ayant créé leur entreprise il y a plus d’un an, hors auto-entrepreneures.

Parmi les points marquant de cette étude, on peut noter :
– l’âge moyen des femmes entrepreneures est de 48 ans
– l’âge moyen à la création se situe autour de 35 ans
– les services sont représentés à hauteur de 38%
– 1/3 des entreprises sont des EI, 2/3 des sociétés
– le CA moyen est de 182 000 € contre 294 000 € pour les hommes
Enfin les femmes se sentent mieux accompagnées que leurs confrères masculins, par les banques et autres organismes.

L’étude complète est à consulter sur le site de la Fédération des Caisses d’Epargne.

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Se lancer au Mexique, l’histoire de Martin Leveque

Districom, la boîte de Com’ du XXIè siècle

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WProject équipe fondatrice

Après 1 an à jouer les Philéas Fogg de l’entrepreneuriat,  l’équipe fondatrice du W Project termine son périple par l’Amérique du Sud. Le Mexique était donc un passage obligé pour Thomas Nanterme et Brice de Matharel.

Rencontres avec des expatriés français qui ont su découvrir les opportunités du pays et suivre leur intuition sans peur de l’échec ni des obstacles.
Premier portrait : Martin Leveque – Agencia Districom

L’ENVIRONNEMENT
C’est dans le mythique quartier résidentiel de la Condesa à Mexico que Martin nous a donné rendez-vous. La Condesa, ce sont ces maisons coloniales aux façades élégantes et colorées, ces boutiques tendances et ces rues ombragées. Un cadre de vie idéal mais aussi un cadre de travail parfait pour Martin Leveque qui nous attend dans la maison qu’il partage avec d’autres colocataires. Le soleil est au rendez-vous et nous pouvons commencer l’interview sur la terrasse de sa chambre !

SAISIR LES OPPORTUNITÉS
Martin Leveque a découvert le Mexique et Mexico en stage alors qu’il était encore étudiant à Neoma Business School (ex ESC Reims). C’est une véritable révélation. Amoureux du pays, Martin décide de rester et de lancer sa société avec l’un de ses amis, Guillaume Pace. Ils commencent par monter une agence de créations publicitaires sur support. Un de leur client leur fait alors une commande pour une impression sur un très grand support. Ne pouvant répondre à la demande, les deux jeunes diplômés décident de proposer une solution originale : l’utilisation de pochoirs sur les trottoirs de la ville et d’un liquide nettoyant laissant ainsi visible le message de l’entreprise, sans dégrader les rues !

Pari réussi pour le duo qui décide alors de revoir le business model de l’agence. Aujourd’hui, Agencia Districom, c’est une agence Below The Line (communication hors média) et digitale qui compte parmi ses clients Powerade, Starbucks, Jeep, Bimbo ou encore HP ! L’agence a réalisé des campagnes totalement délirantes : parachutage de boissons énergisantes par des drônes pour le marathon de Mexico, impression des photos des participants du festival de musique Corona Capital prise par une Go Pro dans une boule d’hélium. Entre autres…

ÊTRE FRANÇAIS, UN AVANTAGE
A 27 ans, Martin est donc à la tête d’une agence qui monte. Cela est en partie dû « …à ma nationalité française. Les Mexicains, manquent de rigueur et notre formation nous apporte cet esprit cartésien qui permet de présenter et livrer des prestations parfaitement exécutées de A à Z. » Avantage culturel donc, mais aussi atout business. « Les Mexicains aiment bien être vus avec des étrangers. Être français c’est donc un véritable atout pour contacter des clients et les convaincre de faire appel à notre agence ! »

L’interview de Martin Leveque :

Martin Leveque par w-project

Un pays ou les français sont accueillis à bras ouverts, des opportunités, une économie florissante, une qualité de vie et une histoire exceptionnelle, le Mexique est à inclure dans votre radar si vous pensez créer votre société sur le continent Américain.

Indemnités Pôle Emploi et création d’entreprise

La nouvelle convention de l’Unedic modifie les règles de maintien des droits à compter du 1er octobre 2014

UnédicLes conditions de perception d’un revenu inférieur à 70% du salaire brut antérieur et le délai de 15 mois de cumul maximum disparaissent. Désormais le créateur d’entreprise pourra percevoir en complément de ses revenus d’activité non salariée, une allocation de Pôle Emploi dont le montant sera égale à :
– la différence entre les ARE mensuelles normalement perçues ;
– et 70 % de la rémunération issue de sa nouvelle activité.

Source : règlement général annexé à la convention Unedic du 14 mai 2014

Formation : Devenir entrepreneur indépendant

En 2015 la Cegos propose une nouvelle formation pour les créateurs d’entreprise

CegosLa Cegos, 1er organisme de formation professionnelle en France et en Europe, étoffe son catalogue de formations dédiées aux créateurs d’entreprise. Depuis 2009 déjà la formation courte « Devenir auto-entrepreneur » et le cycle long « Créer son entreprise« , sur lesquels j’interviens régulièrement, connaissent un succès croissant.

A compter de janvier 2015 plusieurs nouveautés viendront compléter cette offre, dont une formation de 3 jours intitulée « Devenir entrepreneur indépendant » dédiée, comme son nom l’indique, exclusivement aux futurs entrepreneurs individuels et que j’aurais également le plaisir d’animer. Conscient du fait que 71% des créations d’entreprises en France sont des EI, il m’a paru essentiel de proposer en partenariat avec la Cegos une formation qui leur soit entièrement consacrée.

Les futurs participants pourront ainsi identifier toutes les étapes du montage de leur projet et préparer leur business plan sans rien omettre. Ces 3 jours leur permettront de décortiquer tous les aspects juridiques, sociaux, fiscaux de l’entreprise individuelle, mais également les éléments périphériques indispensables au bon fonctionnement de leur future entreprise (communication, protection de marque, stratégie web, assurances, banque, etc.).
C’est aussi pour moi l’occasion de partager une expérience de plus de 22 ans d’entrepreneur individuel et de conseil en création d’entreprise, d’échanger avec des participants extrêmement motivés, porteurs de projets riches d’enseignement et parfois étonnants.

Formation EI

Gageons que cette nouvelle formation, comme les précédentes, rencontrera son public et qu’ainsi nous pourrons apporter notre pierre à l’édifice de la création d’entreprises en France.

Compte professionnel : du nouveau

Une convention de compte devra être signée entre la banque et le professionnel indépendant

Convention de compteA l’exception des commerçants et des sociétés, le compte bancaire professionnel n’est pas obligatoire pour les travailleurs indépendants. Un compte séparé est toutefois vivement recommandé afin d’éviter la confusion entre la part personnelle et la part professionnelle. L’administration fiscale n’apprécie d’ailleurs que mieux la séparation des genres.

A compter du 1er avril 2015, les banques devront établir une convention de compte de dépôt pour les personnes physiques agissant pour des besoins professionnels. Cette convention devra informer le professionnel sur les 5 points suivants :
– informations relatives à l’établissement de crédit ;
– informations relatives au compte de paiement ;
– informations relatives entre le prestataire et son client ;
– conditions tarifaires ;
– dispositions générales relatives à la convention de compte.

Arrêté du 1er septembre 2014 publié au JO du 13 septembre 2014.