Sauvons l’APCE !

L’APCE en danger de mort ?

L’Agence pour la création d’entreprise est désormais sous perfusion, le gouvernement lui a coupé les vivres et la subvention exceptionnelle de 1,2M € qui vient de lui être accordée ne peut remplacer un budget de fonctionnement annuel de 6M €.

APCE
L’APCE est, malgré certaines critiques, une base d’information indispensable pour les entreprises, particulièrement en phase de création ou d’évolution.
La refonte du site web, envisagée voici près de 2 ans, n’a donc pu être menée. Pour autant, celui-ci continue d’être mis à jour très régulièrement et la qualité des informations fournies en font certainement le plus complet et le plus fiable en la matière.

Ne laissez pas l’APCE disparaître dans l’indifférence la plus totale. Au moment où le gouvernement de Manuel Valls dit vouloir agir pour les entreprises, il serait incompréhensible que le meilleur outil d’information des chefs d’entreprise leur soit enlevé. Sans parler de l’avenir des 42 salariés de cette association…

Soyez nombreux à signer la pétition en ligne qui sera adressée au gouvernement.

Simplification d’accès aux marchés publics

A compter du mois d’avril le numéro de SIRET suffira pour répondre aux appels d’offres

Marchés publicsAfin de rendre plus accessible aux petites entreprises les marchés publics, il sera désormais possible de répondre à un appel d’offres en ne fournissant que son numéro de SIRET et une attestation sur l’honneur en lieu et place des autres pièces justificatives qu’il fallait auparavant fournir.

Il s’agit bien sûr d’une nouvelle procédure dématérialisée qui sera disponible sur certaines plates-formes en ligne. Dans un premier temps, ce dispositif simplifié sera limité aux marchés inférieurs à 134 000 € HT pour l’état et 207 000 € HT pour les collectivités locales.

Sa généralisation sera effective au mois de juin 2014.

Source service-public.fr

Dématérialisation des contrôles fiscaux

Dès le 1er janvier 2014, l’administration fiscale exigera la transmission informatique des écritures comptables lors d’un contrôle

Toutes les entreprises, quel que soit leur mode d’imposition, devront donc être en capacité de fournir aux services fiscaux un fichier des écritures comptables (FEC) respectant le format agréé par l’administration. A défaut, une amende de 0,5% du CA d’un minimum de 1 500 euros sera appliquée. Cette contrainte ne s’applique pas aux entreprises tenant une comptabilité manuelle.

Il est à noter que tous les logiciels comptables ne sont pas nécessairement compatibles avec ce format de fichier. Des mises à jour ou des extractions spécifiques de données devront alors être réalisées.

Tableau des 18 critères obligatoires du fichier FEC :

Fichier FEC

Source : Légifrance

Nouveaux frais pour les auto-entrepreneurs

Si le vote de la loi Pinel a permis de maintenir le régime de l’auto-entreprise, de nouvelles charges sont apparues

L’adoption par l’Assemblée Nationale du texte de loi relatif à l’artisanat, au commerce et aux très petites entreprises, a rassuré les auto-entrepreneurs qui conservent malgré tout leur régime pourtant sérieusement menacé au cours de l’année 2013. Cela ne se fait cependant pas sans quelques concessions, notamment au niveau des charges qui pèsent de plus en plus lourd.

CCI France CMA

En effet, la loi votée le 18 février dernier précise désormais que les auto-entrepreneurs devront s’acquitter de la taxe pour « frais de chambres » au taux de 0,044% pour les prestataires de service et de 0,015% pour activités de revente de marchandises. Pour les artisans inscrits au répertoire des métiers, le taux ne sera que de 0,007%. Ces taux s’appliqueront sur le chiffre d’affaires réalisé.
A cela il faudra ajouter la taxe additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui s’élèvera à 0,48% pour les activités de services et à 0,22% pour les activités commerciales. L’ensemble de ces taxes étant recouvré avec la CFE.

Enfin, l’exonération de 2 années supplémentaires de la CFE dont avaient bénéficié jusque-là les auto-entrepreneurs, a été supprimée. Un nouveau barème de calcul de le CFE a été mis en place afin de lisser les inégalités entre régions.

Entreprendre au Japon, la leçon d’optimisme de Baptiste Bassot

Baptiste Bassot – De la valeur, du matin au soir

- par le W-Project

B. BassotC’est au Japon que Thomas et Brice nos deux « baroudpreneurs » du W-Project sont allés rencontrer Baptiste Bassot. Le pays du Soleil Levant n’a certes pas attendu les entreprises étrangères pour se développer, mais les opportunités y sont toujours présentes. Et le dynamisme économique de l’archipel en fait une terre très fertile pour entreprendre.

Baptiste Bassot n’a pas choisi le pays le plus simple pour vivre, créer et développer son entreprise. Plutôt difficile d’accès, c’est pourtant bel et bien au Japon qu’il exprime son talent, avec réussite.

TECHNOLOGIQUE, DURABLE ET INTERNATIONALE
Baptiste est une personne fondamentalement optimiste aux valeurs solides, qui se ressentent dans ses activités professionnelles.
Diplômé d’Audencia Nantes en 2003, Baptiste s’est rapidement dirigé vers le Japon, dès la fin de ses études. Il y apprend les us et coutumes de ce pays si spécifique, sa langue, puis se lance lui même dans la création d’entreprise.

En 2009, il fonde DeProfundis, une entreprise qui développe des technologies de pointe dans le domaine environnemental. L’objectif ? Utiliser la technologie pour améliorer la production et la consommation d’énergie. Une entreprise durable, et déjà internationale, puisqu’elle est franco-japonaise et développe ses projets au Vietnam et en Polynésie Française.

Baptiste, en 2011, a également créé Shearwater Japan, dont l’objectif est d’apporter des technologies de Cloud Computing aux entreprises japonaises qui souhaitent s’internationaliser.


Baptiste Bassot par w-project

CRÉER DE LA VALEUR
Rencontrez Baptiste, vous verrez les choses différemment. Une fois que vous connaissez son parcours, c’est également l’homme qu’il faut découvrir. Passionné, il se lève tous les matins avec la volonté de faire avancer ses projets, de changer les choses.

Son objectif ? Créer de la valeur dans tout ce qu’il fait et pouvoir la mesurer. C’est avec cette envie qu’il a développé un système d’air climatisé par eau de mer (SWAC) en Polynésie Française, l’une des plus belles réussites de DeProfundis.

En alliant sa personnalité à l’environnement japonais dans lequel il s’est développé, Baptiste construit des entreprises durables et à forte valeur ajoutée, tant pour lui que pour l’écosystème qui l’entoure.

L’interview complète de Baptiste Bassot ainsi que la fiche Japon sont disponibles sur le site du W-Project.

Explosion des Mooc entrepreneuriaux

La création d’entreprise est en train de devenir une thématique phare pour les Mooc

MoocLes massive open online courses fleurissent un peu partout sur Internet, et la thématique de l’entrepreneuriat y connaît un franc succès. Que ce soit pour la réalisation de son business plan ou pour préciser l’adéquation homme/projet, de nombreux cours en ligne sont proposés pour aider les créateurs d’entreprise à monter leur projet.

 

Petit tour d’horizon des Mooc entreprise en France et à l’étranger :

L’EM Lyon propose son programme « Effectuation » qui a déjà connu un franc succès en 2013. Chaque cours est suivi d’un test de type QCM, l’ensemble de la formation est étalé sur 5 semaines. Le démarrage de la prochaine session se fera le 17 mars.

La TV des Entrepreneurs va ouvrir du 15 au 24 mars son 3ème passeport pour entreprendre, intitulé « Passeport pour développer son entreprise » . Ce Mooc est constitué de séquences de formations vidéo regroupant différentes thématiques animées par des experts.

HEC Montréal offre un premier Mooc « Esprit Entrepreneurial  » destiné à aider les futurs chefs d’entreprise à cadrer leur projet en s’interrogeant sur leurs motivations, leurs compétences, leurs forces et leurs faiblesses. Le lancement devrait se faire à l’automne.

Si vous désirez mettre vos pas dans ceux des grands maîtres de la Silicon Valley, la prestigieuse université de Standford a mis en ligne « Technology entrepreneurship » , un programme principalement basé sur les interventions vidéo de professionnels travaillant dans les fameuses entreprises californiennes.

Les universités de Washington et de Caroline du Nord ont mis sur pied un programme – « What’s your big idea? » –  centré sur la détection et la transformation d’une idée en projet d’entreprise. Sur une durée de 6 semaines, les deux enseignants de haut niveau accompagnent leurs étudiants dans la structuration de leur projet.

Dans la même veine, l’université du Maryland a construit son Mooc « Innovative ideas  » sur le développement d’idées innovantes pour les jeunes entreprises. Toutes les étapes de la transformation sont abordées pour amener le porteur de projet à concrétiser son idée.

Gageons que de nombreux autres Mooc verront le jour dans les mois à venir. Une opportunité à ne surtout pas laisser passer pour les créateurs d’entreprise !

Auto-entreprise, micro-entreprise, même combat.

Harmonisation en vue pour les régimes de l’auto-entreprise et de la micro-entreprise.

Projet de loi PinelSuite au projet de loi déposé par Sylvia Pinel, les députés semblent se diriger vers la fusion des deux régimes. Seuls subsisteraient le régime réel et l’entreprise individuelle classique (imposition sur le bénéfice, déduction des charges et frais, assujettissement à la TVA).

C’est à la fois une bonne et une moins bonne nouvelle pour les auto-entrepreneurs qui perdraient encore un peu de leur spécificité et de leurs avantages, puisque de nouvelles taxes leur seraient imposées, comme celle pour frais des chambres consulaires.
Au final, un régime malgré tout sauvé des eaux puisque les auto-entrepreneurs conserveront le sacro-saint principe du « pas de chiffre d’affaires, pas de charges » ainsi que les plafonds de CA (82 200 € et 32 900 €).

Enfin, il leur serait possible pour les auto-entrepreneurs réalisant un faible chiffre d’affaires de payer la cotisation minimale dont devaient s’acquitter jusqu’ici les entrepreneurs qui avaient opté pour le régime micro-fiscal. Celle-ci permet aux entrepreneurs de bénéficier de certains droits (retraite, formation, indemnités journalières). Son montant sera abaissé à moins de 1 000 € /an contre 1 800 € aujourd’hui.

Just Start Me Up, pitch final !

Une dernière ligne droite serrée pour les finalistes du concours « Just Start Me Up » - Le Figaro Etudiant

Google ParisGoogle France nous recevait ce matin pour la finale du concours organisé par Le Figaro Etudiant et Crédit Mutuel Arkéa.

4 équipes avaient su tirer leur épingle du jeu parmi les 80 projets qui s’étaient présentés au départ. Autant dire que le niveau s’annonçait élevé ! Nous n’avons effectivement pas été déçus et la qualité des pitches est allée crescendo au cours de la matinée.

Un startup contest si serré, que le jury décidait au dernier moment de récompenser 2 projets au lieu d’un seul.

La maturité des projets présentés était impressionnante, et les levées de fonds espérées à la hauteur des ambitions (1 million € ou plus).

BuuyersBuuyerswww.buuyers.com – a ouvert les hostilités en nous présentant leur plate-forme marketplace social media (dixit) destinée à mettre en relation particuliers ou professionnels avec une compétence dans le domaine qu’ils recherchent.
Le catalogue est vaste, du montage vidéo à l’organisation d’évènements en passant par les cours d’anglais ou le community management.
Résultat : un peu de stress pour nos deux jeunes entrepreneurs, mais un projet prometteur et un enthousiasme sans faille.

MybeeMybeewww.mybee-events.com – enchaîne avec un projet à destination des organisateurs d’évènements (festivals, concerts, soirées privées, etc.) qui propose une solution originale de paiement sans contact basée sur la technologie NFC (Near field communication).
Une présentation punchy, un business model déjà éprouvé qui ne demande qu’à s’améliorer. Un marché de niche certes, mais un marché international où les acteurs ne se bousculent pas encore. Une véritable opportunité que ne doivent pas rater les deux fondateurs, Bertrand Sylvestre et Jean-Rémi Kouchakji.

KartableKartablewww.kartable.fr – un binôme mixte composé de Sarah Besnaïnou et Julien Cohen-Solal, deux « grosses têtes » (majors HEC en maths) qui se sont lancées dans la réalisation d’une plate-forme web de cours en ligne, de la 6ème à la terminale. Elèves, professeurs et parents peuvent ainsi y trouver l’ensemble du programme officiel de l’éducation nationale dans chacun des niveaux proposés, le tout en accès totalement gratuit !
Ouvert depuis la rentrée 2013-2014, le site web est déjà un très gros succès, tant près des enseignants que des apprenants.

TiwalTiwalwww.tiwal.com – nous a fait faire un petit tour en mer à bord de son dériveur gonflable. Un concept innovant et très séduisant. Deux sacs de 28 Kg permettent de transporter le frêle esquif. Pas besoin de remorque, pas de problème de stockage ou d’entretien particulier, 20 minutes suffisent pour monter ce jouet avant d’aller s’éclater sur les vagues.
Marion Excoffon, sa cofondatrice, a su nous convaincre du potentiel du projet. En moins de 2 années d’existence le Tiwal a été vendu à plus de 200 exemplaires dont plus de 90% à l’étranger. Un objectif de 2 000 ventes est visé à court terme.

Sarah & Julien winners !Au final, Sarah et Julien l’emportait grâce à leur plate-forme web Kartable. Et sur décision des organisateurs un prix spécial du jury, créé dans l’instant, a été remis à Marion Excoffon pour son projet Tiwal.

Une matinée sympa, des projets enthousiasmants, de jeunes entrepreneurs qui font plaisir à voir. Seul léger regret : une proportion d’HEC peut-être un peu trop élevée (¾ des participants) pas forcément représentative de la nouvelle vague des entrepreneurs français.

PCE : une aide pour démarrer

Pour démarrer leur activité, les porteurs de projet ignorent encore trop souvent les différents types de financement à leur disposition.

Parmi ceux-ci, le PCE (prêt à la création d’entreprise) permet d’obtenir très facilement un prêt, certes d’un montant limité.
4 conditions doivent cependant être remplies :
- être une entreprise en cours de création ou créée il y a moins de 3 ans ;
- ne pas avoir déjà bénéficié d’un financement bancaire égal ou supérieur à 2 ans ;
- ne pas être dirigeant d’une autre entreprise ;
- ne pas faire l’objet d’une mesure d’interdiction bancaire.

PCELe PCE permet d’emprunter entre 2 000 et 7 000 euros et doit être adossé à un « concours bancaire courant » (prêt, autorisation de découvert, facilités de caisse) égal ou supérieur à 2 fois celui du PCE. Le PCE constitue ainsi un complément d’investissement dans le cadre d’un budget ne pouvant dépasser 45 000 € HT.

La durée du prêt est de 5 années avec un différé de remboursement de 6 mois. Le taux est librement fixé par l’organisme bancaire auprès duquel est souscrit le prêt. Celui-ci est donc négociable.
Le PCE présente surtout l’avantage d’être accordé sans aucune demande de garantie ou caution. Il est donc particulièrement utile pour financer ses premiers investissements ou un besoin de trésorerie initial.

Si ce mode de financement vous intéresse, vous pourrez également obtenir des informations auprès des CCI ou des chambres de métiers, ou bien encore en vous rapprochant d’une BGE (boutique de gestion). Et bien sûr de votre banque.

Alors, n’hésitez plus !

Mettez-vous au canevas !

Avez-vous entendu parler du Business Model Canvas ?

Non ? Alors vous devriez lire le livre d’Alexander Osterwalder et Yves Pigneur « Business model nouvelle génération » qui explique comment représenter son modèle économique de façon simple et schématique à l’aide d’un canevas en 9 parties.

Un léger rappel tout d’abord sur ce qu’est un business model qu’il ne faut pas confondre avec le business plan. Le business model ou modèle économique en bon Français, permet de décrire la façon dont votre entreprise réalise son chiffre d’affaires. En clair, qu’allez-vous vendre ? A qui ? Comment (surtout comment !) ? Etc. Il s’agit donc ici de définir sa stratégie, celle qui fera gagner de l’argent à votre entreprise.

 L’idée centrale d’Alexander Osterwalder et Yves Pigneur, est de simplifier au maximum la représentation de ce business model sur une seule page, le canevas. Il est ainsi très aisé de passer de l’idée à l’action, sans avoir à rédiger des pages et des pages.

Business Model Canvas

L’agence pour la création d’entreprise (APCE) vient de publier un document PDF disponible en téléchargement qui vous en dira un peu plus long sur le business model canvas.
Je vous invite également à aller faire un tour sur le site www.businessmodelgeneration.com afin d’y découvrir tous les avantages de cet outil.